Le coaching facilite-t-il la prise de décision du changement professionnel ?

Difficulté à choisir, embarras du choix, bonne ou mauvaise décision… Comment gérer ce genre de situation délicate, dépasser ses craintes et ses doutes ? 

Prendre une décision de changement seul pour gagner du temps ?

Si la prise de décision en groupe pour parvenir à un consensus obéit à des procédures spécifiques sur le plan méthodologique, la prise de décision individuelle se révèle être un processus complexe.  
 
Dans le contexte actuel, les multiples changements et la vitesse à laquelle ils se produisent nous conduisent parfois à réagir tout aussi vite pour résoudre un problème. 
Chacun peut alors choisir de décider seul face à une situation d'urgence.  
Dans ce cas précis, ce mode de prise de décision, en évitant les influences, fait gagner du temps tout en renforçant sa propre position de décideur.  
Cependant, il présente également le risque d'en rester à une représentation subjective sans écho extérieur.  

Décider un changement avec une aide extérieure  ?

Quand il s'agit de faire un choix définitif à partir de plusieurs alternatives, il s'avère judicieux de rechercher l'éclairage d'autrui pour développer un raisonnement plus objectif. Faire appel à un tiers ou un proche pour obtenir un avis extérieur et un point de vue différent permet une vision plus élargie de la situation
 
Bénéficier d'un regard neutre, discuter des choix possibles et de leurs conséquences, écouter d'autres interprétations répond au besoin de considérer les différents enjeux propres à ces alternatives pour les analyser en toute objectivité.  
Cette approche qui favorise le choix de la solution la plus adaptée permet également de satisfaire aux critères d'efficacité et d'acceptabilité en cohérence avec ses propres valeurs.  

Prise de décision et besoin de confiance: la dissonance cognitive

Une fois la décision prise, on observe que pour faire face à l'incertitude, la personne va rechercher des informations la confortant dans son choix car elle a besoin de le justifier pour lui donner du sens. Ce qui développera chez elle une plus grande confiance dans sa décision et un moindre intérêt pour les autres alternatives délaissées. Ce mode de comportement répond au besoin inconscient de réduire la "dissonance cognitive" selon l'expression de L. Festinger :  

  • après un achat d'importance, la personne va rechercher activement et par plusieurs moyens à se convaincre qu'elle a fait le bon choix quitte à le vérifier auprès d'autrui ou en allant dans d'autres magasins.

Choisir, c'est aussi s'engager face à son environnement.

Une décision n'est efficace que si elle est suivie d'une action, cela sous entend donc qu'il faut se donner les moyens d'organiser sa mise en œuvre.  
 
Pour H. Mintzberg, " prendre une décision, c'est mettre en œuvre un processus pour aboutir in fine, à un choix ". Ce processus décisionnel se décline selon lui en 5 étapes :  

  • collecter les informations
  • traiter les informations
  • faire un choix
  • autoriser le choix
  • exécuter la décision.

L'aide d'un coach pour faciliter la prise de décision

Qu'il s'agisse d'accompagner un changement d'orientation ou une évolution personnelle ou professionnelle, le coach a toute sa place et son utilité pour aider la personne à franchir les étapes de ce processus décisionnel et lui permettre d'élaborer sa décision. Il contribue également à renforcer l'implication individuelle dans l'exécution de sa propre décision.